Le mouvement KINO est né au mois de janvier 1999, à l'instigation de Christian Laurence et grâce à l'énergie d'une vingtaine de membres fondateurs. Le défi est lancé: tous les membres devront produire un film par mois jusqu'à l'an 2000. Le mouvement Kino est né.

En 2001, Kino élabore un nouveau concept dans le cadre du Festival du Nouveau Cinéma : le Kino Kabaret, un laboratoire de création où les artistes sont invités à réaliser des films spontanés en collaborant les uns avec les autres. Ce concept original allait connaître un succès retentissant, et est largement responsable de la multiplication des cellules Kino à travers le monde.

En 2002, Kino installe ses premiers bureaux dans le complexe Ex-Centris et fonde l’organisme Kino’00 pour gérer un nombre croissant d’activités. En plus des soirées mensuelles, les Kino Kabarets font maintenant partie de la programmation régulière.

De 2002 à 2006, le mouvement Kino prend sa place dans le milieu du cinéma au Québec, en
multipliant les événements et les diffusions de films kinos dans les festivals de cinéma, et en formant des partenariats avec plusieurs organismes et sociétés de l’industrie.

En 2007, Kino’00, porté par une nouvelle direction artistique, souhaite devenir le point de convergence pour tous ceux qui veulent se lancer dans la production de courts métrages de microcinéma. Dès juillet, Kino’00 passe de la parole aux actes en organisant avec succès les premières Rencontres internationales du microcinéma.

En janvier 2008, Kino lance un autre nouveau projet : l’Atelier K, un atelier permettant à 6 cinéastes de réaliser des productions professionnelles sur une période de 6 mois, avec encadrement de scénariste et producteur-conseils, des ateliers d’écriture réguliers, de l’équipement fourni grâce à des commandites en service, ainsi que des partenariats pour la post-production sonore et visuelle.

En 2009, Kino célèbre ses 10 ans en grande avec sa nomination au 24ième Grand Prix du Conseil des Arts de Montréal. Parallèlement à cela, Kino’00 fait un retour remarqué dans la programmation du Festival du Nouveau Cinéma avec la tenue du Kino Kabaret des 10 ans, et produit un DVD rétrospectif « Kino-Dix » qui trouve un distributeur et est ensuite lancé sur les tablettes de tous les magasins en février 2010. Au même moment, plusieurs créateurs du mouvement signent leurs premiers longs-métrages, comme Stéphane Lafleur (Continental, un film sans fusil), Henry Bernadet et Myriam Verreault (À l’ouest de Pluton) et plus récemment Christian Laurence (Le journal d’Aurélie Laflamme).